Dans la très populaire série X-Files, revenait chaque émission cette phrase : « I want to believe. » Phrase que je traduis librement par : « je veux y croire ». Oui, Mulder voulait croire à ce qui est intangible, indéfinissable.

Je peux ramener ce désir planétaire de croire à cette chose aussi intangible et indéfinissable qu’est : l’entraînement par intervalles de haute intensité. Mieux connu sous le nom d’entraînement fractionné de l’autre côté de l’Atlantique.

Mais je sens déjà ta panique, mon très cher lecteur : « Voyons Denis, tu ne peux pas remettre en doute l’entraînement par intervalles de haute intensité, car les recherches scientifiques démontrent incontestablement son efficacité. »

Mais, raconte-moi mon cher lecteur, quand as-tu vraiment lu une recherche scientifique (du début à la fin) sur ce sujet ? Je connais très bien la réponse : jamais. Mais, tu connais quelqu’un, qui connaît quelqu’un, qui a finalement connu quelqu’un qui a probablement lu une telle recherche et « tu sais » au fond de toi-même que tu peux te fier à cet inconnu de 3egénération.

Puisqu’à l’instar de Mulder, tu veux y croire. Il faut tout de même que je te révèle certaines vérités. Oui, elles te feront de la peine et tu ressentiras une douleur profonde. Mais qui sait, cette vérité te libérera peut-être des conneries que cette croyance te demande de lui apporter en offrande.

Ainsi, il n’existe aucun consensus scientifique quant à la définition même de l’entraînement par intervalles de haute intensité. Chaque scientifique y va donc de sa propre définition et teste ainsi sa propre hypothèse en fonction de « sa » définition.

Poussons un peu plus loin cette investigation maintenant. Puisqu’aucune définition ne fait consensus sur le plan scientifique, il n’existe encore moins de consensus sur ce qui détermine la notion haute intensité. Est-ce 90 %, 80 % ou 60 % de la capacité maximale ? Toutes ces réponses sont bonnes, car vous retrouverez toutes ces intensités à travers les nombreux articles publiés sur le sujet.

On ne retrouve aucun consensus également concernant la durée de chaque intervalle ou le nombre à réaliser. Et encore moins de consensus relativement à la période de repos à respecter entre chaque intervalle. Ainsi, je pourrais vous proposer le protocole suivant : 8 intervalles d’une durée de 20 minutes chacune à une intensité de 60 % de la capacité aérobie maximale avec des périodes de 10 minutes de repos entre chaque intervalle. Voilà, je viens de vous pondre un programme d’intervalles de haute intensité.

Alors, s’il n’existe aucun consensus scientifique quant à la dose-réponsequi devrait définir les programmes par intervalles de haute intensité, comment pouvez-vous affirmer que ce type d’entraînement vous procurera les « miracles » auxquels vous voulez croire ? En fait, vous ne le pouvez pas, car votre entraînement ne repose que sur un désir de croire et non sur des mesures spécifiques.

Ne vous trompez pas. Je n’ai rien contre ce type d’entraînement. J’en ai contre les fanatiques qui vont généraliser à l’extrême les résultats de certaines recherches. Recherches, dont la véritable valeur des résultats a été préalablement détruite par des vulgarisateurs pseudo-scientifiques incompétents (mais possiblement bien intentionnés) à travers des articles médiocres voués au grand public.

À force de vous faire marteler le cerveau par ce même message, même s’il est faux, vous voilà sans vous en rendre compte, devenu un fanatique qui « veut croire ». Qui veut croire avec une telle force, qu’il généralise et prêche à qui veut l’entendre (et l’impose à ceux qui ne veulent pas) la seule et unique vérité qu’il conçoit : il faut s’entraîner par intervalles le plus fréquemment possible, en tout temps, et au maximum de ses capacitéspour toucher le Saint Graal de la condition physique. Puisque la majorité veut y croire, vous trouverez alors beaucoup d’entraîneurs, qui soumettent un grand nombre de fidèles à des entraînements par intervalles qui s’apparentent parfois à de la torture. Mais que ne ferait pas l’être humain pour une croyance ?

Ces fidèles serviteurs de la souffrance, lorsqu’ils se retrouvent finalement épuisés, blessés, vidés de leur motivation et de leur énergie, concluent malgré tout qu’ils ne sont pas assez motivés. Comment pourraient-ils conclure que c’est la faute de leur croyance ? Ne nous a-t-on pas tous enseigné à croire et non à réfléchir par nous-mêmes dès notre plus jeune âge ? Ainsi, au lieu de remettre en question leur croyance en la « vie éternelle » que leur propose l’entraînement par intervalles de haute intensité, ils appliqueront une surdose de la même connerie, soit : un programme d’intervalles de haute intensité encore plus difficile.

Mais tout le monde y croit, même mon entraîneur pas très compétent avec de bonnes intentions, alors qui suis-je pour remettre en question ce désir de croire si naturel et universel ? Voilà la question qui hante possiblement ton esprit, mon cher lecteur.

La réponse est simple. Si ton programme t’épuise, te blesse, te démotive, te vide de ton énergie et à la limite t’empêche de maigrir, alors effectue le seul exercice valable à cet instant : déguerpis en courant…

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