Des efforts, mais aucun résultat

Faites-vous partie de ces nombreuses personnes qui s’entraînent et gèrent bien leur alimentation, mais n’arrivent pas à perdre du poids ? Vous investissez du temps et des efforts (parfois trop) et niet… aucun résultat.

Si vous investissez du temps à ce point pour votre santé, c’est donc que vous visez un objectif. Et qu’y a-t-il de pire sur le moral que de posséder la volonté de réussir, de faire les efforts nécessaires et de ne jamais voir de progrès ? À mon avis, il n’y a rien de pire.

Encore cette bonne vieille rengaine

Mais vous possédez ce petit quelque chose que les autres n’ont pas. Vous n’abandonnez pas si facilement. Non, vous n’entreprenez pas un programme pour tout laisser tomber à la moindre difficulté ou par simple perte de motivation. Vous voulez atteindre votre objectif et il n’est pas question pour vous de reculer.

Face à l’absence de résultats, vous réfléchissez. Vous vous demandez à juste titre : pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas pour moi ? Vous cherchez alors des réponses. Et, quel genre de réponses obtenez-vous ? Entraîne-toi plus fort et mange moins.

Pourtant vous avez testé cette stratégie à plusieurs reprises. Vous savez que ça ne fonctionne que partiellement pour une courte période de temps. Puis vous poussez votre réflexion un peu plus loin : « Je ne peux tout de même pas me pousser au maximum de mes capacités à chaque entraînement tout en me privant de nourriture… Je vais totalement m’épuiser. »

Malheureusement, peu importe où vous cherchez, cette réponse est la seule que vous obtenez : « entraîne-toi plus fort et mange moins ».

Pourquoi rien ne fonctionne-t-il pour moi ?

Mais, comme vous ne reculez devant rien, vous écoutez les « spécialistes ». Vous poussez davantage la machine et diminuez encore un peu votre apport calorique. Vous êtes solide, vous endurez cette torture pendant quelques semaines et les résultats… sont encore absents.

Et finalement, cette question finit par hanter de nouveau votre esprit : « pourquoi rien ne fonctionne pour moi ? »

À ce moment-ci, choisirez-vous de croire encore obstinément à cette bonne vieille rengaine « entraîne-toi plus fort et mange moins » ou de porter attention à mon explication ?

Je me permets donc de vous suggérer une réponse très différente de celle qui vous est proposée d’habitude. Prêt ? C’est parti…

Se poser les bonnes questions pour comprendre comment brûler du gras

En fait, vous employez une stratégie inefficace qui se résume à : entraînement de haute intensité et privation de nourriture en tout temps. Votre corps peut répondre adéquatement à cette stratégie pendant quelques semaines, mais ensuite, il ne peut plus s’adapter face à ce qui est devenu pour lui un stress physiologique trop intense.

Expliqué comme ça, ça peut sembler évident, mais j’aimerais que nous poussions ensemble notre réflexion un peu plus loin.

Puisque les bonnes réponses se révèlent quand nous posons les bonnes questions, alors allons-y avec les bonnes questions :

  1. Que signifie maigrir ? Brûler davantage de gras que nous en stockons.
  2. Comment amener le corps à brûler du gras ? Le placer dans la « ZONE ».

La réponse à la question numéro 1 nous donne une piste d’action bien différente. En fait, brûler du gras a très peu à voir avec le nombre de calories dépensé. Brûler du gras est une question de contexte où l’apport en calories, protéines, lipides et glucides répond aux besoins essentiels du corps (le tout reflété par l’état du métabolisme de base) et la capacité du corps de répondre aux différentes demandes qui lui sont imposées.

Ainsi, quand nous en demandons trop à notre corps, cela est ressenti comme un stress physiologique qui rend le corps résistant à la perte de poids. Pour survivre, à ce stress qui peut durer longtemps, il stocke de l’énergie (du gras). Cela amène alors une troisième question : que signifie en demander trop à notre corps ?

  • Trop d’exercices à trop haute intensité, trop longtemps.
  • Un apport en calories constamment inférieur aux besoins du métabolisme.
  • Un manque de sommeil.
  • Endurer un niveau de stress élevé.
  • Ne jamais se reposer.
  • S’imposer des exigences irréalistes (être un superhéros dans toutes les facettes de notre vie).
  • Courir après ce que nous désirons, sans nous soucier de ce dont nous avons réellement besoin (voir mon article sur ce sujet).
  • Travailler des heures interminables.
  • Consommer trop d’alcool.

Notre corps est une entité biologique, pas une machine

Ces réponses nous obligent à comprendre que notre corps se veut une entité biologique qui possède des réserves énergétiques limitées qu’il doit répartir entre toutes les demandes qui lui sont imposées. Trop de demandes, pas assez d’énergie et voilà la notion de stress physiologique qui pointe de nouveau son nez et avec elle l’obligation de stocker du gras.

Maintenant, je dois développer davantage la réponse à la question 2 : la « ZONE ».

La ZONE

Votre métabolisme au repos possède un profil particulier… le vôtre qui est le reflet de : votre âge, votre état de santé, votre niveau d’activité quotidien, votre niveau de condition physique, votre masse musculaire, votre niveau de stress, la qualité de votre sommeil, la qualité de votre alimentation.

Votre métabolisme à l’exercice quant à lui reflète la manière dont votre fréquence cardiaque évolue et dont vous utilisez les lipides et les glucides à des intensités d’effort spécifiques. Votre métabolisme présente donc aussi son profil à l’effort.

Ainsi, votre métabolisme au repos et à l’effort constitue deux profils qui expliquent comment fonctionne votre corps en condition de repos et en condition d’exercice (à des intensités allant de faible à intense).

Quant à elle, la « ZONE » où votre corps brûle plus de gras que vous en stockez présente des caractéristiques très spécifiques :

  • Vous fournissez à votre corps l’apport en calories, protéines, lipides et glucides dont votre corps a besoin, comme indiqué par le profil de votre métabolisme de base.
  • Vous vous entraînez dans une zone de fréquences cardiaques où vous brûlez davantage de gras, limitant ainsi l’épuisement de vos réserves énergétiques et le risque de blessure.
  • Vous vous entraînez un nombre d’heures raisonnable, permettant à votre corps de récupérer entre chaque entraînement.
  • Vous gérez efficacement le stress.
  • Vous maintenez une bonne qualité de sommeil.

Étrangement, ces caractéristiques propres à votre « ZONE » parlent d’équilibre de vie, de respect de vos capacités, de vision à long terme de votre santé. Elles n’ont rien à voir avec l’épuisement et la privation de nourriture.

Je sais que cela semble étrange d’affirmer que la zone où vous brûlez du gras ne repose en rien sur cette croyance qui vous pousse à vouloir vous dépasser entraînement après entraînement et vous priver de nourriture.

Mais pensez-y un instant. N’est-il pas plus sensé d’affirmer que mon corps s’adapte mieux si je ne l’épuise pas ? N’est-il pas plus intelligent de comprendre qu’il brûlera plus de gras si je le stimule adéquatement par l’exercice et lui laisse aussi le temps de se reposer pour s’adapter et refaire ses réserves d’énergie ? N’est-il pas plus logique de dire qu’il acceptera plus facilement de libérer du gras, pour qu’il soit brûlé par mes cellules, lorsque je lui fournis un apport calorique suffisant ? N’est-il pas plus biologiquement intelligent de gérer les demandes du quotidien afin de réduire le stress et la fatigue afin de placer mon corps dans une situation idéale pour brûler du gras ?

Face à ces questions, dites-le-moi sincèrement, croyez-vous encore que l’épuisement et la privation de nourriture vous permettront vraiment de maigrir ?

Maintenant que vous savez pourquoi vous faites tant d’efforts sans en tirer de résultat, aurez-vous le courage de laisser derrière vous vos vieilles croyances pour faire confiance à votre « ZONE » ?

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