Maigrir c’est brûler du gras et non dépenser des calories

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien, nous sommes en direct.

Alors, soyez les bienvenus à ce fantastique Webinaire intitulé Maigrir c’est brûler du gras et non dépenser des calories. C’est ma première expérience de Webinaire en direct avec vous, j’espère que tout va bien se passer. En fait, je le souhaite vraiment!

Dans ce Webinaire, mon intention est vraiment de vous expliquer à quel point l’important n’est pas de dépenser des calories, mais bien d’amener votre corps à brûler du gras. D’amener vos cellules musculaires, les différentes cellules de votre corps, à brûler du gras, afin que vous puissiez perdre du poids. J’ai quelques graphiques. Je le crois intéressant pour vous. Je vais tenter, à l’instant même, j’espère que vous allez l’avoir dans le coin droit de l’écran, d’ouvrir une session de questions, si vous avez des questions en cours de route. J’espère que vous y avez accès comme je l’ai mentionné, c’est mon premier Webinaire en ligne avec Google Hangouts. Donc, à votre droite, si vous avez des questions, vous pouvez me les écrire en cours de présentation, et je vais tenter d’y répondre. Si je n’ai pas le temps de répondre à toutes vos questions, je vais m’assurer de le faire par la suite, à la fin du Webinaire, directement avec vous. Donc, nous pourrons échanger directement.

Calories. Depuis des décennies, on vous enseigne, on entre dans votre cerveau à coups de matraque, que pour perdre du poids, vous devez brûler un maximum de calories. 

Maintenant, je vais partager avec vous un premier… une première diapositive, attendez-moi un petit peu, j’y arrive, et vous l’avez et je me mets en mode présentation ici. C’est une description, c’est le modèle de performance humaine que je présente – de performance et de capacité humaine que je présente dans plusieurs congrès qui sont liés à la performance aux sports. En réalité, ce que vous devez comprendre, c’est que nous sommes une usine de production d’énergie, et nous pouvons produire une quantité prédéterminée d’énergie. Nous avons tous 100 % d’énergie dans une journée, et d’un individu à l’autre, d’une personne à l’autre, notre niveau d’énergie est variable. Si j’y vais dans le domaine du sport, vous comprendrez qu’un marathonien d’élite a nécessairement une meilleure capacité que quelqu’un qui est sédentaire, à la course, en termes de condition physique.

Maintenant, notre énergie nous devons la disperser, la diffuser dans plusieurs facteurs qui nécessitent de l’énergie tout au long de notre journée. Je m’explique : commençons par le moment dans le temps. Aujourd’hui pour vous, ça va très bien, vous êtes en forme, pas de fatigue, vous êtes à votre maximum de niveau d’énergie. Par contre, demain se présente un problème de santé. Débalancement au niveau de votre glande thyroïde, peu importe, grippe… quelque chose vient affecter votre physiologie. Le moment dans le temps affecte votre niveau d’énergie. Le contexte dans lequel vous évoluez, parlons du milieu de travail, par exemple, si vous êtes dans un milieu de travail très stressant, beaucoup de votre énergie va être utilisée à compenser pour le stress que vous vivez. Vos valeurs et vos buts vont également déterminer vers… de quelle manière vous allez orienter votre énergie. Par exemple, pour moi, faire de l’exercice est une valeur, et dans mes valeurs principales. Dans mes trois premières valeurs. Pour moi, je vais diriger énormément d’énergie vers la pratique d’activités physiques. Pour une personne pour qui cette valeur n’a pas vraiment d’importance, n’est pas dans ses premières valeurs, peu d’énergie va être distribuée vers cette valeur. Par contre, si une de vos valeurs est de profiter de loisirs enrichissants, vous allez diriger beaucoup de vos activités, de votre énergie afin de profiter de cette valeur. 

Votre niveau de condition physique, je vous en ai parlé, lorsque nous sommes un athlète, la biomécanique, quelqu’un qui a une très mauvaise mécanique de course, va dépenser beaucoup plus d’énergie qu’une personne qui a une meilleure biomécanique. On entre ici au niveau des pensées et des perceptions dans un niveau très important. 

Votre cerveau, et écoutez-moi bien, votre cerveau ne représente que 2 % du poids de votre corps et consomme 20 à 30 % de votre énergie dans la journée. Vos pensées – je le répète – vos pensées consomment de l’énergie. Et donc, si vous avez des pensées stressantes, vous allez consommer davantage d’énergie. Et je vous en parlerai un petit peu plus loin dans la présentation, ce qui est fascinant, c’est que je peux le mesurer en laboratoire. Je peux mesurer l’influence de vos pensées sur votre métabolisme. Lorsque vous entreprenez des actions, parfois on peut avoir peur des conséquences de l’échec, entreprendre de nouveaux projets, ça vient demander de notre énergie, notre niveau de stress, les pressions du temps, la fatigue et les prises de décisions que l’on doit effectuer à tous les jours nécessitent de l’énergie. Donc, nous devons distribuer 100 % de notre énergie à travers toutes ces demandes. Et ces demandes sont limitées. Mais vient un temps où – vous êtes ici possiblement pour ça – vous voulez perdre du poids. Et ce que vous avez appris, ce qu’on enseigne est dépensez davantage de calories, dépensez un maximum de calories, et vous allez perdre du poids. En fait, si vous dépensez un maximum de calories, et que vous le faites hors-contexte, c’est-à-dire que vous ne tenez pas compte de toutes les demandes que vus avez au quotidien sur votre manière dont vous devez répartir votre énergie, un excès de dépenses caloriques lié à l’exercice va devenir un stress physiologique face auquel votre corps ne pourra pas s’adapter. Et lorsque votre corps est sous stress, qu’est-ce qui se produit? Il entre en situation de survie. Il veut survivre. Et pour ce faire, il va stocker du gras. 

Les calories indiquent une dépense énergétique. Comment on mesure la dépense énergétique? Vous utilisez possiblement tous un moniteur de fréquence cardiaque ou un accéléromètre, un modèle FitBit, ou peu importe. Il y a plusieurs appareils. Microsoft Band vient de sortir une bande pour mesurer la dépense énergétique. Soit qu’on le mesure à l’aide de la fréquence cardiaque ou à l’aide d’accéléromètre, mesures relativement précises. En laboratoire, on le fait avec un appareil qu’on appelle un analyseur de gaz respiratoires qui analyse votre… c’est un masque qui analyse votre consommation d’oxygène et votre expiration de CO2 et ceci nous indique comment fonctionne votre métabolisme. Donc, le nombre de calories que vous dépensez au repos, et comment votre corps brûle les protéines, les lipides et les glucides. Et on peut donc savoir si vous êtes quelqu’un qui brûlez beaucoup de gras ou en stockez beaucoup. Ou si vous utilisez principalement des glucides, ou si vous utilisez ce qu’on appelle une source mixte, un équilibre entre protéines, lipides et glucides. Donc, votre corps dégrade les protéines, lipides et glucides pour produire de l’énergie. 

Et donc, les calories c’est une expression mathématique de ce vous avez dépensé. C’est une unité de chaleur, tout simplement. Alors, si votre métabolisme de base est de 1 500 calories, c’est ce que vous allez brûler afin que toutes vos cellules accomplissent leur travail. Je dis bien toutes vos cellules. J’y vais encore avec mon partage d’écran. Restez bien là. Si je vais juste ici, je reviens ici. J’y vais avec la prochaine (diapo). Je viens de vous le dire. Le corps dépense de l’énergie. Il a donc besoin d’énergie. Les sources d’énergie, vous allez les retrouver dans votre nourriture. Les lipides, les protéines et les glucides. Je vous l’ai mentionné, votre métabolisme, le métabolisme de votre cerveau requiert 20 à 30 % de votre énergie totale. Le cerveau, le foie, les reins, l’estomac et les muscles représentent 70 % en général de votre métabolisme, et les muscles, environ 30 % de ce 70 %. Donc, c’est pourquoi faire de l’exercice a une utilité. Parce que vos muscles, lorsque vous faites de l’exercice, demandent davantage d’énergie. Mais, il y a une bonne manière de le faire. 

Maintenant, c’est le modèle de distribution d’énergie que j’analyse en laboratoire. Donc, vous consommez des aliments qui contiennent des protéines, des lipides et des glucides. Votre estomac va amorcer un processus de digestion, briser les molécules pour qu’elles soient diffusées dans votre corps. Maintenant, cette énergie peut être envoyée principalement à trois secteurs. Stockage de gras, le fonctionnement du foie qui est un organe extraordinairement important dans la gestion des lipides, dans la gestion de l’énergie ou peut être diriger vers vos muscles, et la production de chaleur. Maintenant, ce qui est important de comprendre, est que si vous visez à dépenser le maximum de calories et que vous placez votre corps en situation de stress physiologique, il va diriger davantage d’énergie vers la section stockage des gras. Et c’est ce que vous ne voulez pas. Vous ne voulez pas ça. Et donc, lorsque vous amorcez un programme de perte de poids, si celui-ci implique que vous vous privez de nourriture, donc vous avez un apport calorique très faible, et que vous entreprenez un programme d’exercices de haute intensité, où vous dépensez un maximum de calories, vous allez entrer en situation de stress physiologique et vous allez, possiblement dans les premières semaines, réussir à perdre du poids, mais rapidement rencontrer un plateau, parce que votre corps ne pourra plus faire face à ce stress physiologique et va se placer en situation de survie. Il va donc stocker du gras. 

Lorsque mes clientes reprennent un processus de perte de poids avec moi, mon but est de trouver la zone optimale, identifier la zone optimale de fonctionnement physiologique où un maximum d’énergie va être dirigé vers le foie et les muscles, et/ou également, votre corps pour produire son énergie va être tellement dans une situation d’équilibre parfait, où il va utiliser un maximum de lipides. 

Je vais ajouter à la présentation, ceci : beaucoup de gens vont dire « Denis, j’ai un métabolisme lent. » Vous devez savoir qu’après des milliers de tests de métabolisme en laboratoire, je rencontre très rarement des gens qui ont un métabolisme lent. C’est une exception. Et, si je rencontre un métabolisme lent, imaginons que votre métabolisme – on estime que votre métabolisme devrait être de 1 500 calories par jour. Un métabolisme lent peut être à 1 300 calories par jour, mais vous allez comprendre que ce n’est pas dramatique d’être à 1 300 calories par jour quand normalement, vous devriez être à 1 500 calories. Ce qui rend possiblement un métabolisme lent, c’est la manière dont vos cellules brûlent les gras. 

Donc, revenons. Vous consommez des aliments afin que ceux-ci soient dégradés. Des protéines, des lipides et des glucides, afin que ceux-ci soient dégradés pour produire de l’énergie. Maintenant, selon la capacité de votre corps, imaginez la situation suivante. Seulement 30 % des lipides que vous consommez dans votre journée sont dirigées vers la production d’énergie. Et 30 %... 70 %, pardon, des lipides que vous consommez est dirigé vers la section stockage des gras. Vous êtes dans une bien mauvaise situation. Et cette situation se présente lorsque vous vous privez de calories et lorsque vous en dépensez trop à l’exercice que vous faites. Votre intensité est trop élevée. Donc, dans mon Webinaire aujourd’hui, je vous dirais – je vous dis – que ce graphique est le plus important de tous. C’est ce que vous devez comprendre. Votre énergie, qui provient des lipides, protéines et glucides pour produire votre énergie est la représentation de votre physiologie, et les calories elles-mêmes, votre dépense calorique ne vous explique pas ce profil physiologique, ne vous démontre pas ce qui se passe à l’intérieur de votre corps. Et donc, ce que vous ne voulez pas, au risque de me répéter peut-être 10 fois dans ce Webinaire, vous ne voulez pas que seulement 30 % de vos lipides servent à la production d’énergie et que 70 % soit dirigé vers la section stockage, c’est-à-dire vos cellules adipeuses. Et malgré que vous consommiez, et malgré que votre métabolisme soit de 1 500 calories, que vous consommiez 1 500 calories et que vous fassiez de l’exercice à haute intensité, vous allez vous retrouver dans une situation où vous ne perdez pas de poids, ou pire, vous engraissez. 

C’est vraiment la manière de comprendre le fonctionnement. Et les calories ne vous amèneront jamais à cette dimension. C’est-à-dire, comprendre le fonctionnement de votre corps. L’épuisement de vos réserves énergétiques ne vous amènera jamais à perdre du poids. Donc, vous venez de comprendre de quelle manière votre corps gère les protéines, les lipides et les glucides. Vous comprenez maintenant que votre corps peut prendre une grande proportion des lipides et l’envoyer en stockage, c’est-à-dire dans vos cellules adipeuses. 

Plusieurs situations vont faire en sorte que le stockage des gras est augmenté, et c’est à éviter en tout temps. Je vous à cet autre partage d’écran ici, donnez-moi quelques secondes que je puisse y arriver, si Google me le permet. Merci! Merci Google, j’y arrive. Partage d’écran. Faisons le calcul ensemble. Je vais au graphique suivant. Ce qu’il vous faut comprendre, également, est que votre… l’exercice – je fais une parenthèse – et je vais tenter de bien organiser mes pensées pour que vous compreniez bien ce que je souhaite exprimer. Le but de l’exercice, selon moi, n’est pas de dépenser un maximum de calories, il est d’amener votre corps, vos cellules à brûler davantage de gras ou de lipides. Et, vous brûlez le maximum de lipides quand vous êtes au repos. À moins que vous ne soyez un athlète de haut niveau qui s’entraîne de 6 à 8 heures par jour, le maximum de votre dépense énergétique va s’effectuer au repos. 

Allons-y avec l’exemple suivant : imaginons que votre métabolisme de base soit de 1 775 calories par jour. Vous avez des activités quotidiennes pour – je parle de vos activités quotidiennes, c’est-à-dire les activités de base, journalières, faire un peu de ménage, se déplacer, s’occuper des enfants, bouger légèrement au travail. Donc, imaginons qu’à votre 1 775 calories, j’ajoute 350 calories pour vos activités quotidiennes, et que vous effectuez un programme d’entraînement de 40 minutes et que vous dépensez également 350 calories. Vous allez donc dépenser dans votre journée 2 500 calories. Si vous faites le calcul, et que vous divisez 350 par 2 500, vous réalisez que l’exercice ne représente que 15 % de votre dépense énergétique totale. Donc, pour une personne qui entreprend un programme de perte de poids, l’exercice – à mon avis, à mon avis scientifique. D’autres personnes peuvent avoir une opinion totalement différente – l’exercice doit servir à stimuler vos cellules pour qu’elles aient envie de brûler davantage de lipides. Et donc, lorsqu’un exercice devient une stimulation – et ce ne sont pas des choses que j’invente, ce sont des choses que je mesure en laboratoire avec mes clients au quotidien – Lorsque, imaginons le portrait de l’équilibre parfait. J’y vais en exemples et en chiffres encore. 

Votre métabolisme de base est de 1 500 calories par jour. Imaginons maintenant que vous allez entreprendre un programme d’exercices. L’équivalent de 3 heures par semaine où vous allez dépenser 250 calories environ pour chaque demi-heure, chaque 30 minutes d’exercices que vous allez entreprendre. Si vous le faites, et que vous consommez au moins 1 500 calories, pour répondre aux besoins de votre métabolisme de base, si votre métabolisme de base est de 1 500 calories par jour, vous ne devriez jamais consommer moins que 1 500 calories, parce que, en deçà de 1 500 calories, vous placez votre corps en situation de jeûne. Et en situation de jeûne, de manque d’énergie, votre corps va donc tenter d’abaisser progressivement son métabolisme et va diriger davantage de gras vers la section que vous ne voulez pas, la section – oui je vous entends – stockage des gras. Non, ce n’est pas ça que vous voulez! 

Donc, en combinant les besoins de votre métabolisme de base avec notre métabolisme hypothétique de 1 500 calories par jour, vous consommez 1 500 calories par jour et vous décidez d’entreprendre 6 sessions de 30 minutes d’exercices par semaine de basse intensité. Intensité à laquelle vous allez brûler des lipides. Vous oubliez l’idée de vous pousser au maximum. Qu’est-ce qui va se passer? Votre corps va tranquillement changer, modifier sa physiologie. Votre métabolisme va devenir plus performant parce que vous ne le videz pas de ses réserves énergétiques, vous lui en donnez suffisamment – et je vais y revenir un petit peu plus loin – vous lui en donnez suffisamment d’énergie. Vous ne l’épuisez pas à l’entraînement. Et donc votre corps, dans cette situation d’équilibre, va se mettre à brûler davantage de lipides. Et en situation où votre corps exige davantage de lipides, quel est le meilleur endroit où il va aller utiliser des lipides? Vos cellules adipeuses. L’endroit où vous l’avez stocké. C’est la manière de stimuler votre corps, et donc l’exercice n’est qu’une stimulation qui dit à vos cellules « Hey, écoute-moi. Fais en sorte d’amener des lipides pour que je puisse les brûler. »

Par contre, si vous êtes à l’extrême et vous avez décidé de vous épuiser à l’entraînement, comme on le prescrit trop souvent, et qu’on tient compte de votre contexte de travail, votre contexte de vie. Oui, vous pourriez possiblement inclure dans votre semaine 2 heures d’exercice. Mais, on vous dit et on vous convainc d’entreprendre un programme de 6 heures par semaine. Mais, vous n’avez pas le temps. Mais, vous souhaitez perdre du poids. Donc, vous allez y croire. Vous allez vous investir. Mais, ce que vous ne réalisez pas, c’est qu’au départ, vous n’aviez pas l’énergie pour répondre à cette demande supplémentaire qu’est 6 heures d’entraînement par semaine. Vous induisez donc à votre corps une demande physiologique supplémentaire qu’on appelle un stress. Pas un stress mental où vous allez être totalement perdu ou affecté émotivement. Un stress physiologique qui va entraîner de la fatigue, de l’épuisement, des troubles du sommeil, et par surcroît, on vous a dit qu’il fallait vous entraîner à haute intensité. On vous amène donc dans des zones physiologiques où vous videz littéralement vos réserves énergétiques, où vous videz littéralement les réserves énergétiques de vos muscles. 

Qu’est-ce qui arrive? Si le jour 1 vous aviez entrepris un programme d’intensité légère à modérée, où vous brûliez du gras, et que le lendemain, vous prenez une journée de repos, de récupération, vos cellules vont avoir le temps de refaire leur réserve énergétique et de se transformer. Et le jour 3, vous reproduisez encore cette même stimulation qui va encore amener votre corps à s’améliorer. Mais dans le deuxième exemple, vous faites 75 minutes d’exercice à haute intensité où vous brûlez vos réserves énergétiques. Très mauvaise idée. Par surcroît, vous avez de grosses semaines. Vous manquez de temps, vous êtes épuisé. Soixante-quinze (75) minutes à haute intensité, le lendemain, Jour 2, vous prenez un repos, espérant que votre corps se transforme, et déjà vous embarquez sur le pèse-personne ou la balance, et vous souhaitez déjà avoir vu 5 livres de disparues. Ça ne fonctionne pas comme ça. 

Normalement, Jour 1, 75 minutes à haute intensité qu’est-ce que vous venez de faire ici? Vous venez de vider, littéralement, les réserves énergétiques de vos muscles. C’est un drame physiologique. Le lendemain, votre corps n’a même pas le temps de récupérer, n’a même pas le temps de reconstruire ses réserves énergétiques avec lesquelles il devrait normalement amorcer des transformations physiologiques, pour que les cellules qui dégradent les lipides au cœur même de vos cellules musculaires deviennent de plus en plus efficaces. Non, le travail est impossible – le travail d’adaptation devient impossible – parce que vous avez vidé vos réserves énergétiques le Jour 1, le Jour 2 votre corps n’est pas capable de récupérer et, excusez l’expression, vous êtes assez stupide pour le Jour 3 de reprendre le programme de haute intensité. Tout ce que vous faites. Tout ce que vous réalisez est de créer des dommages physiologiques, jour après jour. 

Dans les premières semaines, les 2 premières semaines, oui vous allez être heureux. Vous allez remarquer que vous perdez du poids. Malheureusement, vous allez rencontrer un plateau rapidement, vous allez vous rendre compte que vous stagnez, et vous allez devenir de plus en plus épuisé. Vos courbatures musculaires vont être de plus en plus fréquentes et votre cerveau – enfin le mien également – étant beaucoup plus intelligent, notre corps étant beaucoup plus intelligent que nous ne le sommes consciemment en général, va amorcer un processus qui est de s’orienter vers l’abandon. Parce que votre corps ne pourra pas soutenir une telle punition longtemps. C’est impossible, aujourd’hui en 2014, on n’entraîne même plus les athlètes d’élite de la manière dont certaines personnes sédentaires s’entraînent en salle, en gym ou à la maison dans le but de perdre du poids. Vous appliquez malheureusement des stratégies dépassées depuis plus de 40 années. Je vous le dis, c’est un drame physiologique. Ce n’est pas comme ça que vous allez perdre du poids. 

Maintenant, vous allez me dire « Denis, tu nous as expliqué tout ça, je commence à comprendre. Je commence à saisir. Comment est-ce que je peux, comment puis-je me transformer? Comment puis-je amorcer ce processus? » 

Allons-y encore avec un partage d’écran, si vous me le permettez. Je vais ici. J’espère que vous voyez tous bien, savez-vous que j’en ai aucune idée avec ce premier magnifique séminaire. Je passe… j’avais beaucoup de théorie pour vous expliquer le fonctionnement physiologique de l’état de jeûne, mais je ne veux pas entrer trop dans l’espace théorique, parce que je crois que vous allez finir par me détester, et que je vais perdre beaucoup de spectateurs. Je passe le jeûne prolongé, est-ce que je vais y arriver? À moins que je sois… la recette. Quelle est la recette du succès? Enfin, je l’établis souvent en 10 étapes. En passant, je crois qu’en dessous de l’écran, vous voyez et découvrez mon programme de perte de poids. J’ai résumé ici les 10 étapes du succès.

Comment vous pouvez redonner à votre corps ce dont il a besoin pour maigrir, et maintenant je fais une très longue parenthèse ici, qui va être très utile. Un jour dans votre vie, vous devrez cesser de perdre du poids pour entrer en phase de maintien. Si pour vous ça fait déjà plus de 10 ans, 20 ans, 30 ans ou 40 ans que vous êtes en train d’essayer de perdre du poids, ce n’est pas une vie. À mon avis, ce n’est pas une vie acceptable. Vous devez donner l’équilibre à votre corps afin que celui-ci puisse se transformer, que vous puissiez atteindre votre poids santé et finalement entrer en phase de maintien.

Maintenant, comment est-ce qu’on donne l’équilibre physiologique à notre corps? 

1) La stabilité. Vous devez donc oublier la notion de vous priver de nourriture, et de dépenser des calories à l’extrême. Ça ne fonctionne pas. Vous devez donc trouver une stabilité, et dans la stabilité, si vous ne l’avez pas fait, si vous voulez allez davantage en profondeur sur la page d’accueil de mon site internet www.denisboucher.com, vous pouvez télécharger gratuitement mon livre, Maigrir : l’approche rebelle où j’approfondis ces sujets. La stabilité, c’est de donner à votre corps au quotidien ce dont il a besoin en termes d’apport calorique, d’apport en protéines, d’apport en lipides, et d’apport en glucides. Vous comprendrez que je suis un homme qui travaille au niveau physiologique. Je suis un spécialiste du métabolisme humain, et je ne suis pas un nutritionniste. Alors, si vous me demandez « Denis, est-ce que je devrais consommer tel type de riz, tel type de glucides, tel type de protéines, je vous dirais « Je n’en ai rien à foutre. » Parce que pour moi des protéines ce sont des protéines, des lipides ce sont des lipides, et des glucides ce sont des glucides. Si vous n’avez pas la base. Si vous ne possédez pas la base, vous aurez beau tenter de trouver les meilleures sources de lipides possibles, les meilleures sources de glucides possibles, vous n’y arriverez pas. Il vous faut donc cette base. Cette stabilité. Il vous faut installer, instaurer un équilibre de vie. C’est-à-dire, entraînement d’intensité légère à modérée, 2 à 3 heures d’entraînement par semaine au maximum, sommeil, gestion du stress. Je n’entre pas dans ces sujets, ici.

2) L’autre étape stimuler votre corps et non l’épuiser. Je viens de vous l’expliquer en détails. Stimuler votre corps et non l’épuiser. Quatre-vingt-quinze pour cent (95 %) des clients que je rencontre malheureusement s’épuisent. C’est pour ça qu’ils n’atteignent pas leur objectif. Vous épuiser ne donnera jamais rien. Vous avez eu probablement une discipline d’enfer si vous voulez atteindre votre objectif et le maintenir pour le reste de votre vie. Vous voulez atteindre votre poids santé et le maintenir pour le reste de votre vie. Il vous faut une discipline d’enfer. C’est-à-dire, respecter votre apport calorique, votre apport en protéines, votre apport en glucides pour le reste de vos jours. En fait, je ne vous demande pas de devenir un moine, un saint, qui ne profitera jamais de la vie. La réalité c’est lorsque, dans 80 % du temps ou de votre vie, vous avez un apport qui est bien réparti calories, protéines, glucides, lipides, vous allez obtenir des résultats. La pire chose que vous pouvez faire, et je vous donne un exemple, il va toujours y avoir des journées – Ah, on m’a indiqué que vous avez seulement vu le modèle de performance humaine. Si vous n’avez pas tout vu, ce que je vais faire, je vais préparer un texte, je vais préparer un petit texte après le Webinaire et vous envoyer toutes les informations, et je vais m’assurer que vous puissiez avoir accès au Webinaire, pour revoir le Webinaire et consulter les graphiques – Dans votre équilibre, au quotidien, vous allez avoir des écarts. Donc, vous pouvez aller à un repas chez des amis, et exagérer, consommer un peu trop d’alcool, un peu trop de nourriture, un peu trop de dessert, etc. etc. etc. Qu’est-ce que les gens font? Ils paniquent à ce moment. 

Et donc le lendemain, il y a eu un petit écart – je vais faire un petit graphique – donc, normalement vous êtes en équilibre. Ça va très bien. Arrive un soir où vous avez un écart. Vous exagérez. Qu’est-ce que les gens font le lendemain? Au lieu de revenir à l’état d’équilibre, vont se priver davantage et s’entraîner davantage. Et ils créent un écart physiologique majeur, un stress physiologique, un écart, une oscillation métabolique de cette grandeur, alors que si on était revenu juste à l’équilibre normale, au plan habituel, l’écart n’aurait été que de ça. C’est imagé. C’est une image que je vous donne. Mais plus vous réduisez les oscillations métaboliques par des écarts dramatiques qui deviennent pour votre corps un stress, plus vous allez être performant, et plus votre corps va être efficace au niveau de la perte de poids, au niveau de l’activité physique, au niveau de sa capacité à brûler des gras. Donc, la dépense calorique – et je vais vous le renvoyer, tous les gens qui sont inscrits au Webinaire, j’ai votre adresse courriel, assurez-vous que je vais vous renvoyer d’ici à la semaine prochaine, toutes les informations, les graphs que j’ai présentés que vous n’avez peut-être pas vus malheureusement, je vais vous renvoyer tout ça, ne craignez rien. Et si vous avez des questions, mon courriel est info@denisboucher.com vous pouvez m’écrire et je vais m’assurer de répondre à vos questions. 

En situation d’équilibre, le corps brûle du gras, en situation de dépense énergétique excessive, vous stockez du gras. Maintenant, on vous a vendu également l’idée – parenthèse, sur mon site internet, vous avez une présentation vidéo qui vous… le titre exact je ne m’en souviens pas précisément, mais Toute la vérité sur l’entraînement de haute intensité où je vous explique, et je l’explique très souvent, que tout le monde croit que plus la fréquence cardiaque augmente, plus votre dépense énergétique augmente. La réalité, c’est lorsque vous sortez d’une zone d’intensité modérée, la courbe de dépense énergétique plafonne. Et donc, pour la plupart des gens, s’entraîner à intensité modérée, ils vont dépenser 7 calories par minute, et à intensité élevée ils ne vont dépenser que 11 calories par minute. Un écart de 3 calories par minute. Donc, imaginez, vous brûlez, vous vous épuisez pendant 30 minutes pour seulement 3 calories/minute de plus; 90 calories. Vous vous êtes épuisé pour seulement 90 calories quand vous croyiez que c’est efficace. 

Ce n’est pas vrai. À cet extrême, vous avez, je le répète, vidé vos réserves énergétiques, vous vous êtes épuisé, vous avez placé votre corps dans une situation qui se répète tellement souvent, qu’il doit stocker des gras. Et je le dis, je n’ai rien contre l’entraînement de haute intensité. Il faut qu’il soit planifié intelligemment. Et lorsque vous êtes sédentaire, et que vous amorcez un processus de perte de poids, ce n’est pas la bonne stratégie à employer. Il vous faut tout d’abord donner un équilibre à votre corps. 

Et lorsque mes clients me racontent « Denis, je perds du poids sans… en m’entraînant en ne versant presqu’aucune goutte de sueur, en mangeant à ma faim. Je n’en reviens pas. » C’est ce qui devrait vous arriver. C’est la façon logique et simple de perdre du poids. Et d’en perdre souvent très rapidement. 

Lorsque vous me parlez de métabolisme lent, vous comprenez donc que c’est davantage une situation de stockage de gras que de métabolisme lent, sauf que lorsque je rencontre des métabolismes lents, la plupart des gens ont été souvent sur des diètes sévères longtemps. Des diètes protéinées, faible apport calorique, débalancement au niveau des protéines, lipides, glucides, et donc ça va m’arriver de voir des métabolismes de base de 800 à 1 000 calories, ce qui est normalement très bas, mais on arrive malgré tout, avec un équilibre physiologique, à rétablir le processus. Il est très rare pour moi, aujourd’hui, de voir, de rencontrer des clients qui sont résistants à la perte de poids. Oui, il y en a, mais maintenant il y a des stratégies. On a vraiment aujourd’hui des stratégies très efficaces pour vaincre la résistance à la perte de poids. Je ne vous dis pas que ça n’existe pas, j’en rencontre encore, mais les outils aujourd’hui pour comprendre le fonctionnement du métabolisme sont tellement poussés, tellement avancés, qu’on et capable de transformer un métabolisme. 

Et imaginez, ce que je vous souhaite est de passer le reste de votre vie à manger à votre faim, vous entraîner à intensité légère à modérée, seulement de 2 à 3 heures par semaine. 

Dites-moi que c’est quelque chose d’impossible. Tout le monde, absolument tout le monde est capable d’accomplir cet exploit. De se respecter. De donner à son corps ce dont il a besoin. Tout simplement. Vous ne pensez-pas que ça a plus de logique comme ça? Oui, c’est la logique. C’est la façon de fonctionner. 

Bref, oubliez la dépense calorique, occupez-vous de votre métabolisme, et placez votre corps dans une situation où vous pouvez brûler du gras, tout simplement.

Merci à tous d’avoir été là! Hey, vous étiez de partout dans le monde, l’Australie, le Maroc, La Lybie, j’en oublie. Les États-Unis, la France, le Québec, le Canada bien sûr, merci à tous d’avoir été là.

Vous avez des questions : info@denisboucher.com

C’était mon premier Webinaire sur le sujet. Je vous demande un petit coup de main, envoyez-moi vos questions. S’il y a des sujets que je n’ai pas abordés dans le Webinaire, que vous auriez aimé que je traite, faites-moi parvenir vos commentaires à info@denisboucher.com et je vais reprendre régulièrement ce Webinaire et l’améliorer suite à vos commentaires. 

Merci à tous d’avoir été là, j’attends vos questions, j’attends vos commentaires, et s’il vous plaît, faites les choses intelligemment, et respectez votre corps.

Merci à tous, et je devrais être capable de, oui, je m’en vais hors d’ondes maintenant. Au revoir tout le monde, merci encore.


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