La victoire de l’obésité

Je suis très conscient qu’il faut gérer efficacement la pandémie actuelle de coronavirus. Mais, il faut bien constater qu’on ne gère pas toutes les pandémies de la même manière. Une des plus violentes pandémies de l’histoire est celle de l’obésité. Alors que l’Organisation mondiale de la Santé souligne que 2,8 millions de personnes décèdent à travers le monde des conséquences de leur surpoids ou de leur obésité, pourquoi rien (ou à peu près rien) n’est-il fait pour prévenir ce problème de santé majeur ?

Une tentative de réponse : ça ne fait plus assez peur. Verriez-vous un journaliste en entrevue avec une personne, sur son lit d’hôpital, venant de faire un infarctus ? « Monsieur, vous êtes une des nombreuses victimes de la pandémie d’obésité, pensez-vous qu’il est temps d’agir ? » Bien sûr que non, tout le monde partirait à rire…

Ou bien, un journaliste en entrevue avec un adolescent obèse. « Tu es encore jeune, crains-tu pour ta santé ? » Bien sûr que non. Il est trop facile d'ignorer les conséquences à long terme.

Une fois que le coronavirus ne sera plus qu’une histoire à raconter, la pandémie d’obésité continuera de sévir, mais personne n’en parlera et les gouvernements n’y investiront sûrement pas en prévention le même nombre de milliards de dollars qu’ils flambent actuellement dans la gestion de la pandémie de coronavirus.


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